vendredi 28 décembre 2012

Merci, 2012


Merci à toi, qui est passé dans ma vie en 2012:

  • A cette personne inconnue qui m'a offert un magnifique cadeau santé en me faisant livrer des légumes pendant 10 semaines. Mes salades n'ont jamais été aussi bonnes (et bio, en plus!) Par le fait même, merci à la Néoferme La Turlute! pour l'amour et le respect qu'il y a dans tout ce travail
  • A mes parents d'être revenus en région, de me permettre de vivre ces précieux moments familiaux avec eux et de me donner un bon coup de main avec mon fils. J'apprends à me laisser aider. La famille est un refuge comme nulle part ailleurs, dans mon cas.
  • A ce déneigeur qui, par deux fois, m'a fait gagner du temps si précieux
  • A ma Sonia qui est toujours de si bon conseil
  • A toutes celles qui travaillent avec Eliott, qui l'aident à grandir un petit pas à la fois, qui ne cessent de croire en lui et de s'émerveiller devant ses progrès
  • A Christian et Geneviève d'avoir fabriqué un petit frère à Eliott
  • A celui qui est parti, qui est revenu et qui, au fil du temps, m'ouvre une fenêtre sur de nouveaux paysages. Je ne crois plus en l'expression "loin des yeux, loin du coeur" grâce à toi.
  • A mes amiEs qui ont su m'écouter et m'aider à poursuivre mon chemin dans les moments les plus sombres
  • A ceux qui m'ont fait sentir femme malgré 11 millimètres de détresse psychologique
  • A mes ami(e)s qui ont enduré mes longs monologues oral-buccal-palette-décalissée-mais-je-suis-contente-pareil
  • A mes collègues de travail qui m'inspirent énormément et qui (bonheur!) ne me tapent pas encore sur les nerfs (sauf toi, Ean. Hahaha!)
  • A mon orthodontiste d'être aussi appliqué, à mes deux chirurgiens de ne pas m'avoir manqué, à mon anesthésiste de m'avoir fait rire dans ce flot de larmes et à tout le personnel médical qui s'est assuré que je reste en vie (bon, bon... un peu "dramaqueen" mais quand même...)
  • A cette personne que j'ai blessée sans le vouloir, et qui est arrivée dans mon désert au mauvais moment. Merci de m'avoir fait réaliser qu'il est possible de recevoir ce que l'on commande dans la vie.
  • A mes beaux élèves surprenants avec qui je partage tant d'émotions
  • A tous ceux que je ne côtoie pas souvent, mais qui ont toujours un mot gentil, une tape dans le dos en réserve, une bouteille de vin pour deux... Ce sont de délicieux petits moments qui font toute la différence...
  • A Christian Bobin d'avoir un si grand talent
  • A tous ceux que j'oublie mais qui, lorsqu'ils pensent à moi, savent qu'ils ont une place de choix dans mon coeur...

Le dernier remerciement, je le garde pour mon fils parce que c'est à lui que je dois ce que je suis aujourd'hui.
Merci mon minou que j'aime gros comme l'univers. Merci d'être toi, d'être comme ça, de me guider vers ma mission, de m'épater, de prendre ton temps, de faire de moi quelqu'un de meilleur. Je suis une maman privilégiée...


mardi 4 décembre 2012

Oh! Oh! AH!

Chère Mère-Noël,

Oui, c'est à toi que je m'adresse. À toute ta compréhension féminine, ton empathie naturelle, ton odeur de galette à la mélasse. Tu es une maman, après tout (l'es-tu vraiment? J'veux dire, tes lutins... tu les as enfantés les uns après les autres avec la baguette magique de Père-Noël? C'est Woodworth qui serait content.) En passant par toi, je me dis que j'ai peut-être plus de chance d'être entendue... parce que ton mari semble pas mal occupé, il en oublie une couple sur la planète si tu veux mon avis. Tu lui diras aussi,  si tu en as l'occasion, que le Canada n'a pas vraiment été sage cette année...

Mais si je reviens à mon nombril, je t'écris cette lettre parce que je désire très fort être récompensée. Je le mérite vraiment, j'ai BESOIN de ce cadeau. Tu comprends petite-maman-Noël-de-mon-coeur-que-je-m'écraserais-la-face-entre-tes-seins-l'instant-d'un-mot-d'encouragement? Je t'ai écrit un poème pour t'expliquer:


En janvier, j'me suis brûlée à travailler parce qu'en février, la face on m'a pétée. Et puis 
en mars, j'ai dégueulé l'over de manger mou ingurgité. En avril, j'ai réalisé que 11 mm était le fossé entre mes palettes décalissées (pardon). En mai, une thérapie je me suis payée pour éviter de me regarder. Est venu juin, avec l'été, les terrasses, les beaux bronzés. Par chance qu'en juillet, j'ai pu me cacher dans le fond du bois, au Lac Vaudray. Le mois d'août est arrivé, avec Eliott et ses sept années. En septembre, c'est la rentrée... ai-je besoin d'en rajouter? Une nouvelle job j'ai commencée, un FME j'ai digéré. En octobre, j'ai oublié... je devais peut-être être essoufflée. Et puis novembre, le mois dernier,où le dentiste j'ai contenté (les nerfs je t'entends penser, c'est son portefeuille que j'ai renfloué). Et aujourd'hui, décembre et ben cassée, avec un temps des fêtes à traverser...


Pis, vu de même, tu me le donnes-tu, mon cadeau?

Fuck le verre de lait et les biscuits près de la cheminée... Passe par la porte d'en avant, je t'attends avec un gin tonic et des histoires croustillantes à te raconter...

Source image : http://diamantfou.canalblog.com/archives/femme_actuelle/index.html

mardi 13 novembre 2012

31 ans chrono

L'amour absent au quotidien mais dans la file d'attente,
entre celui qui te blesse et celui dont tu te moques... entre l'amour-haine et l'amour-ridicule. 
La malade imaginaire est malade d'amour-espoir,  envahie de nausées entre deux ou trois chimères, entre trois ou quatre écarts de "feeling". C'est possible d'être éprise et de se réserver pour quelqu'un qui n'existe pas?
... on aura connu des situations plus "translimpides".

J'ai envie de te raconter ma vie, par p'tits bouttes pour ne pas te faire peur, et de te la danser, aussi. J'ai envie de te voir comprendre avec les yeux, que tes gestes empathiques et silencieux me transportent vers mon long fleuve tranquille. J'ai envie de sentir que tu respires chaque centimètre de ma peau par le bout de tes doigts, que tu m'apprivoises malgré mes réticences, que tu prennes ton temps.
Prendre son temps... prendre son temps. 

J'ai envie de n'être que moi pour toi. Complète, entière, comme ça et pas autrement. Et que ce soit correct. Mieux, que ce soit ce que tu as toujours souhaité. Que l'on s'emballe tel un paquet cadeau pour les mêmes rêves et que l'on se rende au bout de notre précieux-petit-bonheur-gigantesque. Je veux que tu me montres ce qui est beau en moi malgré le temps.
Malgré le temps... malgré le temps.

J'ai envie de jouer dans ton film. Je me fiche du scénario tant que tu me donnes le rôle principal et que tu m’entraînes à bien jouer ta comédie. La tienne, c'est tout ce qui m'importe. Je suis patiente, je t'attends. Viens me chercher avant que le train passe. Avant que le temps passe.
Le temps qui passe... le temps qui passe


samedi 8 septembre 2012

Barricades

Un regard, un sourire, un mot bien placé et tout devient facile...

La "superwoman" qui se prend pour une autre, fait bien attention de placer ses pions. Elle se la joue, s'en fait accroire, se convainc presque. Elle prends soin d'empiler chacune des briques de sa vie pour former ce mur autour d'elle. Parce que c'est de même, parce que sinon, elle perd le contrôle.
 
Ces mots qui la blessent. Ces gestes espérés qui n'arrivent pas. Elle les écarte les uns après les autres lorsqu'elle goûte l'amertume poindre à ses lèvres, lorsqu'un mystérieux nuage de brume visite ses yeux. Elle les pousse le plus loin possible de son coeur dans le but utopique de devenir encore plus forte, plus solide.
 
"L'amour, c'est pour les autres. Je prendrai le bateau suivant." Elle se le répète tel le refrain d'une chanson et continue de sourire sans pourtant être vraiment heureuse.
 
Elle fait pitié dans son costume de héros "has been"...
 
 
 
 

samedi 30 juin 2012

Passer sa vie dans la ruelle...

J'aimerais ça être drôle, vous changer les idées, parler de choses futiles et agréables... Mais ça ne vient pas... peut-être parce que ces jours ci, je n'ai pas vraiment envie de rire... peut-être parce que ces jours ci, j'ai l'impression de vivre en parallèle avec les autres.

Je ne sais pas si tous ceux qui vivent une vie en marginalité ressentent ce "décalage" avec la faune, ce sentiment de solitude qui va au delà de la présence physique de quelqu'un. La vrai solitude, celle que tu as au fond du ventre et qui te fait sentir extra-terrestre. Celle qui te rapelle jour après jour que personne ne peut comprendre réellement ce que tu vis, qui te donne la sensation d'être la seule à marcher sur la ligne jaune du boulevard... J'ai l'impression de passer ma vie dans les ruelles de mon quartier, dans la "garnotte" et les trous de "bouette", pendant que les autres se bousculent dans les belles rues asphaltées. Je suis en manque de facilité...

Bon, ceux qui me connaissent savent que mon Eliott m'en fait voir de toutes les couleurs ces temps-ci, qu'il me fait réaliser que la tâche grandit en même temps que lui. J'ai peur. Pour la première fois depuis qu'il est dans ma vie, j'ai la chienne. De ne pas être adéquate, de ne pas y arriver, de devoir m'oublier complètement... C'est difficile d'aimer autant quelqu'un qui est si différent des autres, de devoir choisir, penser, parler à sa place et souvent contre son gré. C'est une deuxième vie dont je m'occupe, maintenant et pour toujours. C'est très intense et ça va chercher son lot d'émotions contradictoires...

Merci à ceux qui s'y interessent, qui s'impliquent comme ils le peuvent, qui m'aident avec lui indirectement. J'ai grandement besoin des autres, ces derniers temps... et ça, les gens qui connaissent Catherine Perreault savent à quel point demander de l'aide ou du support n'est pas ma force. Un merci tout particulier à mon amie Sonia, qui m'a ouvert les yeux sur un monde de possibilités dernièrement... en espérant un jour sortir de la ruelle pour aller vous rejoindre sur les grands chemins...

Ça va aller. (hein?)

dimanche 10 juin 2012

Ces élèves qui ont mauvaise réputation...

La majorité d'entre vous le savent: je suis enseignante en adaptation scolaire à l'école Élan. Déjà, je vous ai parlé de mon école, des gens passionnés (et passionnants) qui y travaillent, de ces préjugés devant lesquels nous, enseignants et éducateurs, tentons de se tenir debout et de changer les mentalités... Le combat n'est pas gagné, la route est longue... Parce qu'encore ce mois-ci, on m'a passé la remarque que "vu que t'enseignes à des attardés (hum, hum...), ben t'enseignes pas vraiment dans l'fond". C'est vrai que ce n'est PAS IMPORTANT du tout de savoir se faire un sandwich, de s'habiller comme du monde, d'aller au dépanneur sans se faire four... escroquer, de placer sa serviette sanitaire comme il faut, de plier ses vêtements... Ce n'est PAS IMPORTANT du tout de savoir vivre, de savoir être et surtout d'apprendre à faire les choses par soi-même, d'être autonome. L'enseignement, ce n'est pas seulement transmettre 2+2, ce n'est pas seulement une histoire d'adverbe et de complément d'objet direct...

Mais je ne vous ai jamais parlé de mes élèves, ceux qui ont mauvaise presse, qui font peur dans leurs différences... Ceux que Jean-Luc Mongrain a décrit il y a deux ou trois ans de façon à rendre la nouvelle sensationnelle (digne du Hournal de Mourial) et qui, avec une histoire de casques de hockey, a traumatisé la population Rouyn-Norandienne encore plus qu'elle ne l'est déjà...Ces élèves que je vois, à tous les jours depuis deux ans, et qui me surprennent, me font rire, m'épatent et même, m'enseignent à leur tour ce qu'est la patience, la compréhension, le don de soi, le respect. Je vous les présente aujourd'hui (en prenant soin de les rebaptiser pour préserver leur anonymat) :

Pépé

Pépé, c'est mon p'tit nouveau de cette année. Il est arrivé comme un poisson dans l'eau, avec son grand sourire et ses envies d'aller à la pêche et d'écouter Dr.House. La difficulté de Pépé, c'est de dire oui. Pour garder un certain contrôle sur sa vie, il s'oppose à nos demandes, se couche par terre et essaie de monopoliser l'attention de l'adulte. "Montre moi que c'est l'fun, si tu veux que je participe"... c'est un peu ça, qu'il se dit, dans l'fond... Avec toi Pépé, j'ai appris à être motivante. J'ai appris à varier mes stratégies pour t'aider à avancer, pour t'amener plus loin. Merci Pépé... je n'ai jamais autant fait de folies en travaillant!

Jojo
Avec Jojo, ce n'est pas toujours jojo. Du haut de ses 14 ans, il tente tant bien que mal de gérer cette voix qui change, ces bras qui s'allongent et s'accrochent partout, ces frustrations qui surviennent maintenant sans avertir. Il crie pour exprimer, avec le peu de vocabulaire qu'il possède, ce qu'il ressent. Parfois, il lui arrive d'oublier qu'il est maintenant presqu'un homme parce que dans sa tête, il a environ 4 ans. Malgré ses écarts de conduite, Jojo est un jeune homme extraordinaire... C'est l'élève qui me fait le plus rire. Quand je fais une blague et qu'il me répond "Ha, t'es folle Catherine", quand il fait semblant de cogner à la porte pour éviter de travailler, quand il me dit que ça sent le pet aux 2 minutes, quand il rit aux larmes sans que j'en connaisse la raison... Merci Jojo... Avec toi, depuis deux ans, j'apprends à aimer malgré les coups, à aimer malgré tout le reste.

Bibi

Bibi est mon élève qui parle beaucoup. Ce qu'il voit, il le dit... et le dit encore et encore, jusqu'à ce qu'il soit certain que j'ai bien compris ce qu'il voulait dire. Ses problèmes de communication et le manque de structure dans sa tête le frustrent. Il comprend ce qui se passe autour de lui mais n'a pas la capacité neurologique de s'exprimer... Alors il répète les mots, souvent à tue-tête, jusqu'à ce que l'angoisse qu'il a au fond du ventre se calme. "Rouge, rouge, c'est rouge. Rouge? Rouge, oui c'est rouge". A travers ce flot de paroles, Bibi est affectueux. Il flatte ma joue ("fleur") et danse avec moi en riant aux éclats. Il apprend à écrire, très concentré, et me regarde à la fin de chaque mot pour voir dans mes yeux que je suis fière de lui... et il a raison... je suis tellement fière de lui. Merci Bibi, tu m'apprends ce qu'est la tolérance et l'ouverture d'esprit. Avec toi, je comprends que l'humain a besoin de structure et de temps, qu'il soit différent ou non...

Lulu

Lulu m'épate par son désir d'être autonome. Malgré sa déficience, il a une mémoire phénoménale et se souvient du moindre détail, que cela le concerne ou non. C'est l'élève qui me rappelle ce qu'il y a à l'horaire, qui chicane les autres lorsqu'ils ont un mauvais comportement, qui les félicite lorsqu'il voit que je suis satisfaite et qui, si je le laissais faire, s'occuperait d'appeler les parents pour la rencontre de bulletin!! Bref, Lulu aime prendre des responsabilités... à un tel point qu'il en oublie de faire ce qu'il a à faire. Mais parce qu'il progresse à un rythme incroyable, Lulu gradue cette année... il ira à une autre école l'an prochain, là où son désir de communiquer et de sociabiliser sera d'avantage comblé. C'est une grande réussite pour lui, et pour nous qui travaillons avec lui. Merci Lulu... tu m'as aidé à défaire les préjugés qui m'habitaient par rapport à la déficience intellectuelle. Avec toi, j'ai réalisé que le potentiel humain, dans toute sa complexité, n'avait pas de limite.


Ma classe



C'est un si court résumé pour décrire ces merveilleuses personnes qui m'entourent depuis deux ans... Merci à la vie de m'avoir placée sur leur chemin ou plutôt, de les avoir fait entrer dans ma bulle. Grâce à eux, je suis une meilleure maman, une meilleure enseignante, une meilleure citoyenne. Ils m'aident à comprendre, à être, à vivre...



mercredi 9 mai 2012

L'enfant-chat

Il s'appelle Eliott. C'est mon fils... que j'appelle parfois l'enfant-chat. 



Du haut de sa différence plus grande que trois pommes, l'enfant-chat est le roi du salon, le roi de la maison. Il a besoin d'air et d'espace à un tel point que les oreillers ne peuvent cohabiter avec lui dans son lit, que les coussins n'ont plus leur place sur le divan. Tout par terre et lui, seul sur son grand lit vide me souriant parce qu'ainsi, il respire mieux. Et moi qui m'approche pour une caresse, et lui qui me repousse et me pointe la porte... pas maintenant, maman. Je ne suis pas prêt.

L'enfant-chat est indépendant. Parfois des jours sans un regard dans les yeux, sans un contact désiré. Et lorsqu'il en a envie, qu'il est enfin prêt, cette main dans la mienne qu'il dépose sur son ventre pour que je puisse le flatter, mais pas trop. Et s'il m'accepte, j'aurai sans doute droit à ce regard bleu ciel qui fait battre mon coeur et à ce rire-bonbon que j'enregistre dans mon cerveau car c'est sa façon à lui de me dire qu'il est heureux.

Et comme l'enfant-chat ne parle pas, le coeur de sa maman doute souvent et souffre parfois. Ces moments où je ne le comprends pas, où mes essais se soldent par ses cris et ses pleurs, où moi-même j'ai le coeur gros de ne pas être en mesure de lui donner le pouvoir de la parole... ces "brisures" qui amène l'enfant-chat à "grafigner" et à mordre dans l'espoir de peut-être ainsi se faire comprendre. Ces heures de silence où je parle à sens unique avec celui qui me répond par ses gestes et ses yeux... les moments difficiles dans l'apprentissage de la différence.

Mais l'enfant-chat nous soigne le coeur, nous fait sourire, nous enseigne la vie et le temps... Ces instants de grâce où il se colle sur moi, s'abandonne et s'endort me comblent et me rassurent dans mon rôle de mère. Toutes ses premières fois qui m'épatent, me rendent fière de lui en silence...

Je t'aime tant, mon minou.



samedi 5 mai 2012

Homme cherche femme en 200 caractères...

"Coudonc ça va-tu mal dans l'monde,
  Ou ben y'a juste moé qui capote,
  C'est p'têtre ben parce que j'ai pu de blonde,
  qu'la vie a l'air pas mal moins hot" 
Dédé Fortin


Aujourd'hui on va, en quelque sorte, parler de ça. En fait, justement parce que ça va mal en *!!%&*(% (lire ici "gériboire", "soda", "sac à papier" ou, si vous préférez, "criss") au Québec et OH!CANADA, on va se changer les idées, ok? On va jaser ici du deuxième et troisième vers de ce quatrain: la recherche de l'aaaaamour (ben quoi? C'est la thérapie par le futile... vous connaissez? Même principe que de se saouler pour oublier que notre chien est mort, que notre mari nous trompe, qu'on a passé au feu, que nos enfants sont des bums qui écoutent du Éric Lapointe à tue-tête... Ça fait du bien sur le coup, mais le lendemain matin, t'as encore les deux pieds dans la m.....vous voyez le genre?)

Donc, je disais: la recherche de l'aaaaaaaaaamour!!

Je me suis inscrite sur deux sites de rencontre (BANG!) dans le but de m'inspirer ce billet... Non, non, je vous entends au loin vous méprendre... Je n'ai même pas 1% d'espoir d'y rencontrer l'Homme, le vrai, le mien. Attention: je ne juge pas les personnes qui croient en ce type de vie virtuelle, en ce moyen pour rencontrer des gens et peut-être, s'"enfarger" dans les fleurs du tapis de l'amour... En fait, j'ai décidé d'écrire ce billet dans le but de vous aider, hommes esseulés de ce monde, à vous créer un profil qui a du sens et qui donne envie d'en savoir un peu plus sur vous....

Voici donc en primeur:
 Les 5 choses à ne pas faire sur un site de rencontre lorsque tu es un homme

1. Mettre une photo de ton "chest" comme photo de profil
C'est quoi cette manie chez certains hommes de montrer une partie de leur anatomie à "qui voudra bien cliquer dessus"?? Sérieusement, je m'en fou un peu de ton "6 pack" ou de tes fesses... moi ce qui m'intéresse, c'est TA FACE!

2. Être un homme et s'inscrire dans la mauvaise catégorie
Mouais, j'ai vu ça... Un certain Jean, super motivé de rencontrer l'âme soeur, qui s'inscrit comme étant une femme. Mais Jean n'a vraiment pas l'air d'une Jeanne, si vous voyez ce que je veux dire (gros bras, moustache entretenue, bottes de cowboy, enfourchant sa moto le bandana au vent...) Bon, j'avoue ne pas être dans la peau de Jean. Peut-être se sent-il comme une Jeanne après tout... mais vous voyez, ça fait beaucoup trop de questions sans réponses et de mystères pour toutes les internautes féminines à la recherche de l'amouuuuurrrr. Jean devrait peut-être aussi prendre un cour pour mettre à jour ses connaissances dans la technologie... et redeviendrait ainsi un homme virtuel digne de ce nom.

3. Te décrire à ton "chum" de gars
"J'fais du boat l'été aik une douze de bières, j'mange des T-bones, j'shine mon char deux fois par semaine pis j'écoute la game aik les boys le mercredi"... mmmm, j'ai envie de toi savoureux homme cultivé aimant les bonnes choses de la vie. Non, tsé.

4. Jouer le rôle du mystérieux désaxé
Je dois l'avouer, "je pogne" sur les sites de rencontre. Je reçois donc des messages d'hommes voulant discuter et apprendre à connaître l'extraordinaire personne que je suis. Mais comme entrée en matière, j'ai déjà lu mieux que "Es-tu végétarienne? Mes sources m'ont dit que le serpent était le seul mammifère (sic!!) que tu ne mangeais pas" ou " Je t'ai croisé en sortant de l'épicerie, ton odeur m'angoisse".... EUHHH?? Des plans pour que j'aille faire mon épicerie en Ontario pour le restant de l'année et que je change les serrures de mon appartement. Personnellement, je n'ai absolument pas l'intention de jouer dans le remake de "Psycho" ou tout autre film impliquant un timbré et une jeune victime innocente... Soyons clair, ça "turn off". Je tiens également à préciser que de me faire appeler "petit papillon", "bel ange" et "rayon de soleil" me rend mal à l'aise... surtout quand le gars qui te dit ça dans un premier message t'envoie chier dans le deuxième parce que tu ne lui as pas répondu...

5. S'inscrire sous le nom
"jvatefourrercommeunedinde"
Hum. Je respecte la différence... mais vois-tu mon champion, je ne connais aucune fille qui pourrait sentir poindre en elle une parcelle de désir et d'intérêt avec un nom de profil pareil... Même chose pour "magienoune", "Gigabite" ou "Chip'n'Dave"... Quand je vois ça, j'ai le goût d'appeler ta mère et d'essayer de te comprendre. Je me demande même si tu as été allaité... À la limite, si tu es là à la recherche d'une relation sexuelle, tu pourrais t'appeler "jeveuxdusexe" ou "faismoilamour" et t'aurais 10 000 fois plus de chance que ça t'arrive. Tu pourrais aussi t'acheter "La psychologie féminine pour les nuls" et revenir t'inscrire sur le site une fois tes devoirs terminés.

Voilà! J'espère que ça vous aide un peu, messieurs (ou du moins, j'espère que ça vous fait sourire)... De mon côté, je vais aller voir si Pedro69 me voit encore dans sa soupe...

lundi 16 avril 2012

Célibat, vodka-soda et tout le tralala...


J'ai lu aujourd'hui (sur un réseau social "dont on ne doit pas prononcer le nom" tellement sa capacité à m'hypnotiser et me faire perdre mon temps est impressionnante) la phrase suivante:

"Célibataire n'est pas un état. C'est le mot qui décrit le mieux une personne suffisamment forte pour vivre et profiter de la vie sans dépendre de personne".

A chaque fois que je lis ce type de "grande vérité" (très populaire sur fac... le dit réseau dont on ne doit pas prononcer le nom), je tombe dans l'entre-deux dans mes "feeling". Mon premier réflexe est de valider deux ou trois trucs...

 "...une personne suffisamment forte pour vivre et profiter de la vie...":  est-ce que cela demande un effort supplémentaire lorsque nous sommes seul? Parce que c'est clairement ce que cela insinue. Pourtant, je me trouve quand même assez bonne. J'ai le gin tonic facile et le déjeuner en paix. J'ai l'étoile au milieu du lit et la séduction au quotidien... je vis, je profite (assurément!)
Et la fin: "sans dépendre de personne". Je ne sais pas pour vous mais depuis quelques temps, j'ai l'impression que les mots "dépendance" et "vivre conjointement" sont des synonymes. Nous avons probablement tous et toutes vécu des relations d'asphyxie ("ne me quitte pas, tu es mon poumon gauche" ou "je ne vis plus sans toi"... vous voyez, le genre de relation qui te donne le goût de te lancer en bas d'un pont ou, du moins, de passer le reste de tes jours enfermé dans ma cabane au Canada...) Mais je crois sincèrement que l'amour véritable passe d'abord et avant tout, dans le respect de la liberté de l'autre. Quelqu'un qui aime, c'est quelqu'un qui te laisse "vivre et profiter de la vie" justement... sans marcher dans les mêmes souliers que toi.

Puis, quand je lis ce genre de publication, j'ai l'impression que la personne "s'auto-tape" dans le dos pour s'encourager dans sa solitude... et il y a toujours une p'tite voix en moi qui chuchote " bennnnnn ouiiiiii, t'es peut-être juste trop looser particulière pour trouver celui qui partagera ton lit le reste de ta vie". Mais comme je suis (surprise!) célibataire, je n'ai pas envie que cette première affirmation prenne le dessus et je me dis que finalement, la "grande vérité" me représente bien et que j'ai fait LE CHOIX de vivre ma vie libre et désinvolte (épanouie comme les filles dans les annonces de serviettes sanitaires, qui font des graffitis parce que leurs tampons sont maintenant multicolores... je m'égare...)

Mais sincèrement là, même s'il arrive que l'on fasse le choix de demeurer seule un p'tit bout de temps pour redéfinir ses priorités, je connais peu (ou pas) de filles qui restent seules pendant des années par choix. Il y a un ensemble de circonstances qui poussent quelqu'un à finalement, rester seul... Et quand j'entends la fameuse p'tite phrase toute pré-mâchée "on a toujours le choix", ben je me dis que c'est de la "bullshit". Parce qu'avant de trouver la bonne personne et d'enfin s'engager avec volonté,
entrain et amour, il faut malheureusement passer par un ensemble d'expériences douteuses et souvent, désagréables qui ne te donnent pas vraiment le choix de rester célibataire, finalement (les frenchs qui tournent mal ou qui tournent tout court, comme avec Francis en 6ième année... le gars qui a couché avec 5 de tes amies et qui te dit qu'il se "gardait le meilleur pour la fin"... celui qui te niaise, point... ou celui qui est traumatisé par la différence de ton fils... ou celui qui a une blonde mais qui veut juste du bon temps... celui pour qui tu es un plaster et qui te prends comme ça, en passant... celui qui n'est physiquement pas là...)

Pour l'instant, je vais continuer à "vivre et profiter de la vie" seule comme une grande fille... et peut-être qu'un jour j'aurai le vodka-soda amoureux et le célibat derrière moi...


... et l'amour au fond, c'est ça.

vendredi 30 mars 2012

La valse des malaises

Comment on se sent, avec le recul et la face moins enflée, un fossé de maintenant 7 mm entre les deux palettes et l'obligation de payer son loyer malgré tout? Comment va ce 30 mars?

Je vous ai raconté en long et en large mon expansion palatine du 14 février dernier. Dans mon feu billet de La Barbouilleuse (je suis d'ailleurs encore en deuil), il était facile pour moi de "beurrer épais" comme on dit et de vous faire rire... C'est un p'tit peu moins évident aujourd'hui pour la simple et bonne raison que la vie est plate rare. Aussi plate que mes seins à l'âge de 12 ans (euh... ok, l'image n'était peut- être pas nécessaire mais han! avoue que c'est plate!).

C'est un gros travail sur soi-même d'accepter de changer de visage à l'âge adulte. Il faut apprendre à faire les premiers pas à chaque jour (la première fois que je retourne au travail, la première fois que mes collègues me voient la face, la première fois que je vais à l'épicerie et que je rencontre LE gars qui me fait perdre mes moyens et qui (fuck) me parle...) Il faut composer avec la gêne de se montrer en public avec un visage "in progress" et la réaction des gens, qui veulent être fins, qui sont maladroits, qui font de leur mieux mais qu'à chaque fois, tu repars chez vous en te disant : "hé boy, j'pense que je pourrais jouer dans un épisode de Trauma".

Ce que j'ai entendu le plus souvent c'est : "heinnnnn! Comment ça se fait qu'ils t'ont arraché une dent?" Alors que NON, j'ai toutes mes dents mais ce que tu vois mon ami, c'est un trou de la grosseur d'une palette entre les deux palettes que je possède ENCORE. J'ai pensé me poser une "Chiclets"... j'imagine que c'est une mauvaise idée...

Il y a aussi ceux que je rencontre et qui lâchent un gros "TABARNAK" aussitôt que j'ouvre la bouche pour les saluer... dans ce temps-là, je sais que dans leurs yeux, je fais pitié...

Il y a ceux qui ne me reconnaissent pas malgré nos 10 ans d'amitié (non P-A, ne te sens pas visé... hahaha)...

Il y a les encourageantes, qui disent me trouver encore plus belle (la bouche fermée) et avec qui je passe mes soirées du week-end à leur casser les oreilles avec mes histoires buccales (orales?)...

Bref, il y a autant de malaises que de personnes que j'aime.

J'avoue limiter mes sorties... parce que la prochaine fois que tu vas me voir, si je peux choisir, je préférerais que tu me trouves cute! Mais si je te croise d'ici là, n'oublie pas que je suis quelqu'un qui a beaucoup d'humour... et qui pense que la vie ne fait que commencer!


La voilà, la nouvelle face de madame Perreault... j'ai trop de fierté pour sourire avec mes (pas de) dents!






mercredi 28 mars 2012

Mon frère Max


Salut Max,

Je t'écris ce petit mot par ici pour que toute la cyber planète sache que j'ai un petit frère (plus grand que moi depuis l'âge de 12 ans) qui me manque ...

Je m'ennuie bazouelle.

Je me trouve chanceuse "qu'on s'a". J'ai toujours senti que nous deux, nous n'avions pas besoin de se téléphoner 15 fois par mois pour rester proche... et à chaque fois que j'ai la chance de te revoir, c'est comme si on ne s'était jamais quitté. C'est comme si la veille, j'écoutais encore la télé avec toi dans le salon sur la Murdoch. Je nous vois encore manger nos douze délicieux grilled cheese au sirop d'érable avant le souper en guise de collation (bien entendu avant que nos parents arrivent du travail).

Je pense beaucoup à toi et ta famille ces jours-ci. Les parents sont revenus dans leur Abitibi-Chérie et te voilà sans nous à 8 heures de char...  T'es un vrai, toi. Tu le sais que ce n'est pas si long, une journée de char pour retrouver ceux qu'on aime... Combien de fois nos parents ont pris le volant lorsque nous étions plus jeunes, avant que les télévisions qui s'accrochent sur le banc d'en avant existent, pour nous étourdir d'épinettes dans le Parc LaVérendry??  De jeux plates en filets de baves, nous roulions lentement vers des destinations exotiques telles les glissades d'eau St-Sauveur ou, un peu plus tard, le Van's Warped Tour...
J'espère que tu transmettras ça à tes enfants: l'Abitibi, ce n'est pas loin. C'est le reste du Québec qui l'est! Et n'oublie pas de leur chanter la toune à Tremblay qui nous cassait les oreilles dans le char: "Ohhh allééééé-balouaaaa-balouééé. Oh allé oh..." (tu t'en souviens?)

J't'aime mon frère, j'arrive au mois de mai... prépare les enfants, ça va être la fête!
xxx

Nous habitions sur la rue Larivière, là où maintenant l'on sert des shish taouk...
C'est quoi le but de dire à ses enfants "avant d'aller dans les manèges, il faut prendre des belles photos!" Ça donne ce que ça donne hein!  
Deux Perreault + Trois Tremblay = Les cinq mousquetaires


Catherine et Maxime

lundi 26 mars 2012

Désespoir!

La technologie me tue. Une véritable relation d'amour-haine entre nous se développe...

En modifiant mon adresse email, j'ai "perdu" mon blog de la barbouilleuse... Adieu péripéties passées, avec les alarmes de feu dans les auberges jeunesses, Kimette et les puces de lit, mon top 5 des patients plaies et mon expansion palatine...
Et moi qui disait dernièrement que j'entamais le début du reste de ma vie...

Alors me revoici dans "Elle barbouille"...