lundi 16 avril 2012

Célibat, vodka-soda et tout le tralala...


J'ai lu aujourd'hui (sur un réseau social "dont on ne doit pas prononcer le nom" tellement sa capacité à m'hypnotiser et me faire perdre mon temps est impressionnante) la phrase suivante:

"Célibataire n'est pas un état. C'est le mot qui décrit le mieux une personne suffisamment forte pour vivre et profiter de la vie sans dépendre de personne".

A chaque fois que je lis ce type de "grande vérité" (très populaire sur fac... le dit réseau dont on ne doit pas prononcer le nom), je tombe dans l'entre-deux dans mes "feeling". Mon premier réflexe est de valider deux ou trois trucs...

 "...une personne suffisamment forte pour vivre et profiter de la vie...":  est-ce que cela demande un effort supplémentaire lorsque nous sommes seul? Parce que c'est clairement ce que cela insinue. Pourtant, je me trouve quand même assez bonne. J'ai le gin tonic facile et le déjeuner en paix. J'ai l'étoile au milieu du lit et la séduction au quotidien... je vis, je profite (assurément!)
Et la fin: "sans dépendre de personne". Je ne sais pas pour vous mais depuis quelques temps, j'ai l'impression que les mots "dépendance" et "vivre conjointement" sont des synonymes. Nous avons probablement tous et toutes vécu des relations d'asphyxie ("ne me quitte pas, tu es mon poumon gauche" ou "je ne vis plus sans toi"... vous voyez, le genre de relation qui te donne le goût de te lancer en bas d'un pont ou, du moins, de passer le reste de tes jours enfermé dans ma cabane au Canada...) Mais je crois sincèrement que l'amour véritable passe d'abord et avant tout, dans le respect de la liberté de l'autre. Quelqu'un qui aime, c'est quelqu'un qui te laisse "vivre et profiter de la vie" justement... sans marcher dans les mêmes souliers que toi.

Puis, quand je lis ce genre de publication, j'ai l'impression que la personne "s'auto-tape" dans le dos pour s'encourager dans sa solitude... et il y a toujours une p'tite voix en moi qui chuchote " bennnnnn ouiiiiii, t'es peut-être juste trop looser particulière pour trouver celui qui partagera ton lit le reste de ta vie". Mais comme je suis (surprise!) célibataire, je n'ai pas envie que cette première affirmation prenne le dessus et je me dis que finalement, la "grande vérité" me représente bien et que j'ai fait LE CHOIX de vivre ma vie libre et désinvolte (épanouie comme les filles dans les annonces de serviettes sanitaires, qui font des graffitis parce que leurs tampons sont maintenant multicolores... je m'égare...)

Mais sincèrement là, même s'il arrive que l'on fasse le choix de demeurer seule un p'tit bout de temps pour redéfinir ses priorités, je connais peu (ou pas) de filles qui restent seules pendant des années par choix. Il y a un ensemble de circonstances qui poussent quelqu'un à finalement, rester seul... Et quand j'entends la fameuse p'tite phrase toute pré-mâchée "on a toujours le choix", ben je me dis que c'est de la "bullshit". Parce qu'avant de trouver la bonne personne et d'enfin s'engager avec volonté,
entrain et amour, il faut malheureusement passer par un ensemble d'expériences douteuses et souvent, désagréables qui ne te donnent pas vraiment le choix de rester célibataire, finalement (les frenchs qui tournent mal ou qui tournent tout court, comme avec Francis en 6ième année... le gars qui a couché avec 5 de tes amies et qui te dit qu'il se "gardait le meilleur pour la fin"... celui qui te niaise, point... ou celui qui est traumatisé par la différence de ton fils... ou celui qui a une blonde mais qui veut juste du bon temps... celui pour qui tu es un plaster et qui te prends comme ça, en passant... celui qui n'est physiquement pas là...)

Pour l'instant, je vais continuer à "vivre et profiter de la vie" seule comme une grande fille... et peut-être qu'un jour j'aurai le vodka-soda amoureux et le célibat derrière moi...


... et l'amour au fond, c'est ça.