mardi 13 novembre 2012

31 ans chrono

L'amour absent au quotidien mais dans la file d'attente,
entre celui qui te blesse et celui dont tu te moques... entre l'amour-haine et l'amour-ridicule. 
La malade imaginaire est malade d'amour-espoir,  envahie de nausées entre deux ou trois chimères, entre trois ou quatre écarts de "feeling". C'est possible d'être éprise et de se réserver pour quelqu'un qui n'existe pas?
... on aura connu des situations plus "translimpides".

J'ai envie de te raconter ma vie, par p'tits bouttes pour ne pas te faire peur, et de te la danser, aussi. J'ai envie de te voir comprendre avec les yeux, que tes gestes empathiques et silencieux me transportent vers mon long fleuve tranquille. J'ai envie de sentir que tu respires chaque centimètre de ma peau par le bout de tes doigts, que tu m'apprivoises malgré mes réticences, que tu prennes ton temps.
Prendre son temps... prendre son temps. 

J'ai envie de n'être que moi pour toi. Complète, entière, comme ça et pas autrement. Et que ce soit correct. Mieux, que ce soit ce que tu as toujours souhaité. Que l'on s'emballe tel un paquet cadeau pour les mêmes rêves et que l'on se rende au bout de notre précieux-petit-bonheur-gigantesque. Je veux que tu me montres ce qui est beau en moi malgré le temps.
Malgré le temps... malgré le temps.

J'ai envie de jouer dans ton film. Je me fiche du scénario tant que tu me donnes le rôle principal et que tu m’entraînes à bien jouer ta comédie. La tienne, c'est tout ce qui m'importe. Je suis patiente, je t'attends. Viens me chercher avant que le train passe. Avant que le temps passe.
Le temps qui passe... le temps qui passe